jeudi 19 avril 2012

Modifications au Code civil du Québec - Le ministre de la Justice propose de modifier le délai de prescription en matière de crimes contre la personne


QUÉBEC, le 17 avril 2012 /CNW Telbec/ - Le ministre de la Justice et Procureur général du Québec, M. Jean-Marc Fournier, annonce aujourd'hui des modifications au Code civil du Québec, notamment pour faciliter l'action en responsabilité civile entreprise par les victimes d'infractions criminelles portant atteinte à la personne.

Le projet de loi no 70 présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale propose de modifier le délai de prescription actuel en matière de crimes portant atteinte à la personne, dont les agressions sexuelles. La période où de telles poursuites peuvent être intentées serait prolongée, en agissant à la fois sur la durée et sur le point de départ du délai de prescription.

Ainsi, le projet de loi augmenterait à 10 ans le délai de prescription qui est actuellement de 3 ans. De plus, le point de départ de ce délai débuterait au moment où la victime prend conscience des torts résultant d'un crime et non du jour où ce crime a été commis; cette prise de conscience pouvant survenir plusieurs années après les faits. Cette précision constitue une avancée majeure par rapport aux dispositions actuelles qui ont pour effet, dans certains cas, de situer ce point de départ au moment du crime, ce qui rend difficile l'exercice de certains recours.

De plus, lorsque le crime est commis alors que la victime a moins de 18 ans, le projet de loi propose que les années de minorité ne soient plus prises en compte dans le calcul du délai de prescription. Cela permettrait à ces victimes de conserver tous leurs droits de recours à l'âge adulte, dans l'éventualité où leurs parents ou leurs tuteurs ne les auraient pas déjà entrepris en leur nom.
« Notre gouvernement pose un geste significatif pour les victimes. En modifiant le délai de prescription, nous souhaitons que les victimes aient dorénavant plus de temps pour entreprendre des recours au civil contre les auteurs des crimes dont elles ont été la cible. En effet, prendre conscience des effets néfastes d'un crime sur sa vie peut prendre du temps, que ce soit à la suite d'intimidation, de voies de fait, de violence conjugale, d'agressions sexuelles ou de tout autre crime qui porte atteinte à l'intégrité de la personne », a déclaré le ministre Fournier.

D'autres dispositions pour faciliter les démarches des citoyens
Dans son rapport annuel, la Protectrice du citoyen a émis des recommandations relativement à la délivrance d'un certificat de décès dans certaines circonstances et relativement à la délivrance d'un certificat de changement de sexe pour une personne née au Québec, mais qui n'y réside plus.
En vertu des règles actuelles du Code civil, lorsqu'une personne est disparue ou que son corps ne peut être retrouvé, le Directeur de l'état civil, à défaut d'un constat de décès dressé par un médecin ou par des agents de la paix, ne peut confectionner l'acte de décès d'une personne que conformément à un jugement déclaratif de décès lui ordonnant de le faire.

Le projet de loi autoriserait le Directeur de l'état civil à dresser l'acte de décès d'une personne décédée dont le corps n'a pas été retrouvé lorsque son agresseur a été reconnu coupable. Cette nouvelle mesure épargnerait aux familles l'obligation de s'adresser aux tribunaux pour obtenir un certificat de décès.

Le projet de loi propose également d'accorder au Directeur de l'état civil la compétence pour modifier la mention du sexe figurant sur l'acte de naissance d'une personne née au Québec mais n'y résidant plus. Cette mesure faciliterait les démarches des personnes ayant subi une intervention chirurgicale pour changer de sexe et qui résideraient maintenant dans une province ou dans un État où un tel changement à l'acte de naissance n'est pas possible.

Finalement, de nouvelles dispositions permettraient désormais aux personnes sourdes et muettes d'utiliser les services d'un interprète en langue des signes pour faire leur testament, dans le cas où elles ne sauraient ni lire ni écrire.

« Le gouvernement du Québec démontre une fois de plus l'importance qu'il accorde aux victimes d'actes criminels et à leur famille. Nous sommes à l'écoute des transformations de la société québécoise et nous souhaitons adapter le Code civil du Québec aux besoins des citoyens », a conclu le ministre Jean-Marc Fournier.

Les mesures proposées couvrent la grande majorité des cas problématiques survenus en jurisprudence depuis l'entrée en vigueur du Code civil du Québec.

Modifications au Code civil du Québec

Le ministre de la Justice propose de modifier 

le délai de prescription en matière de crimes contre la personne


Faits saillants
  • Le projet de loi facilitant les actions civiles des victimes d'actes criminels portant atteinte à la personne et l'exercice de certains autres droits a été présenté par le ministre de la Justice.
  • Les principales dispositions du projet de loi concernent la prescription :
    • Le délai de prescription applicable, actuellement de 3 ans, sera porté à 10 ans pour les poursuites au civil intentées par les victimes d'un acte criminel contre la personne;
    • Le calcul du délai de prescription applicable dans les poursuites en responsabilité civile débutera à compter du moment où la victime prend conscience du lien de causalité entre l'acte criminel et le préjudice qu'elle a subi, plutôt qu'au moment de l'agression. Il s'agit d'une précision importante qui pourra faciliter les poursuites plusieurs années après les faits;
    • Si une victime est âgée de moins de 18 ans au moment de l'agression, le calcul du délai débutera seulement lorsque la victime sera consciente du lien de causalité entre le crime et le préjudice subi, et ce, jamais avant qu'elle ait atteint l'âge de 18 ans. Elle conservera ainsi tous ses recours à l'âge adulte si ses parents n'en ont pas déjà entrepris à sa place alors qu'elle était mineure;
    • Des dispositions particulières sont également prévues pour les victimes majeures en curatelle ou en tutelle, afin qu'elles conservent leurs droits de recours.
  • D'autres dispositions visent à faciliter les démarches des citoyens :
    • Le Directeur de l'état civil pourra dresser l'acte de décès d'une personne assassinée, et dont le corps n'a pas été retrouvé, dès que la culpabilité de son agresseur aura été reconnue au terme d'un procès. Les proches n'auront plus à entreprendre de démarches judiciaires pour obtenir un certificat de décès;
    • Le Directeur de l'état civil pourra modifier l'acte de naissance d'une personne née au Québec ayant changé de sexe et qui ne réside plus au Québec, lorsque cette modification s'avère impossible dans l'État, la province ou le territoire où cette personne a élu domicile;

Les personnes sourdes et muettes pourront utiliser les services d'un interprète en langue des signes pour faire un testament. 

mercredi 11 avril 2012

Lutter contre la cyberpédophilie au Québec; oui, mais...


Sur le site Web du Ministère de la Sécurité publique, nous pouvons lire que: "Cette équipe poursuivra son mandat de détecter les cyberprédateurs, de déceler et de démanteler des réseaux de distribution de pornographie juvénile, de travailler à l’identification des victimes et, finalement, de soutenir les actions policières en matière d’exploitation sexuelle des enfants à l’échelle provinciale."

Cette nouvelle est réjouissante. Par contre, cette nouvelle implique aussi qu'il y aura une augmentation des dossiers de délinquantEs sexuels qui devront avoir un suivi dans les ressources spécialisées en délinquance sexuelle. Est-ce que le financement de ces ressources, déjà maigre, sera ajusté en fonction de ces nouvelles mesures ou les listes d'attente s'allongeront? "Capturer" des délinquantEs sexuels est le début d'un processus, mais ils doivent avoir accès à des intervenantEs qualifiéEs pour recevoir les services nécessaires. Et ça passe par une indexation du financement des ressources en délinquance sexuelle.

De plus, ce travail d'intervention auprès des délinquants sexuels est à faire, mais le plus important est aussi de faire de la prévention! Cette prévention passe néanmoins par l'éducation à la sexualité de tous et toutes, à la promotion des relations saines et égalitaires où sont proscrites les relations entre enfants et adultes. Là aussi du financement et des ressources qualifiées doivent être mises en place pour atteindre cet objectif. Où en sommes-nous dans le dossier d'éducation à la sexualité dans les écoles? A-t-on prévu former des intervenantEs dans les groupes écoles à ce sujet?

Finalement, une réflexion pourrait être amorcée sur des mesures de réduction des méfaits, comme par exemple sur la responsabilité des moteurs de recherche tel que Yahoo et Google qui donnent accès aux sites contenant de la pornographie juvénile. En 2012, c'est par le Web que circule la majorité des contenus de pornographie juvénile. Au-delà d'arrêter les délinquantEs sexuels, serait-il souhaitable de proposer des projets de lois pour responsabiliser les fournisseurs Web? À suivre...

jeudi 5 avril 2012

Un nouveau site Web sur la porno juvénile; des outils pour les ado, les parents et les intervenantEs


Bonjour tout le monde,

Je suis fière de vous informer qu’un nouvel outil web vient d’être mis en ligne par le Centre d’intervention en délinquance sexuelle de Laval.

Sur ce site Web qui se trouve à http://cidslaval.com/cids-cisd/, vous trouverez :

-           Des outils sur la porno juvénile qui s’adressent aux parents
-           Des outils sur la porno juvénile qui s’adresse aux ado;
-           Des outils sur la porno juvénile qui s’adressent aux intervenatEs de divers horizons;
-           Un forum pour discuter des différents enjeux, problématiques, questionnement etc.
-           Un centre de documentation sur les problématiques de la délinquance sexuelle et la pornographie juvénile.

Veuillez prendre note que pour accéder au centre de documentation et au forum, vous devez devenir membre du CIDS au coût de 10$. Vous pourrez vous procurer cette carte de membre en vous présentant à la prochaine assemblée générale annuelle du CIDS ou en communiquant par téléphone ((450) 967-3941) ou par courriel avec le CIDS info@cidslaval.com

Merci de transférer cette information dans votre réseau!

Bonne journée!

vendredi 30 mars 2012

Les couloirs de la violence amoureuse: un outil de sensibilisation intéressant!


Un outil de sensibilisation fort intéressant vient d'être mis en place dans une école de la région du Saguenay/Lac St-Jean. Cet outil ayant pour titre "Les couloirs de la violence amoureuse" vise à sensibiliser les jeunes aux violences dans les relations amoureuses. Un projet inspirant!
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La Sûreté du Québec, la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean et l’organisme communautaire La Passerelle ont créé un nouvel outil de prévention contre la violence amoureuse, qui s’adresse aux adolescents.
« Les couloirs de la violence amoureuse » prend la forme d’un labyrinthe mesurant 12 mètres par 8 et il permet aux jeunes de suivre l’évolution de la vie amoureuse d’un couple de leur âge. Les vidéos, les effets spéciaux et les reconstitutions de décors rendent très réaliste la mise en scène. À travers le parcours, les jeunes découvrent les signes précurseurs de la violence amoureuse, son cycle, son évolution, les conséquences possibles de cette violence et les façons de s’en sortir.
Une équipe composée d’un enseignant, d’un professionnel de l’équipe psychosociale de l’école, d’une intervenante de La Passerelle et d’un policier de la Sûreté du Québec accompagne l’élève et lui permet de s’y retrouver dans le labyrinthe.
L’impact de cet outil de sensibilisation se ferait déjà sentir : des organismes du milieu ont pu observer que des jeunes sont passés à l’action peu après leur visite, alors que cela peut prendre des années avant d’obtenir des résultats significatifs dans la dénonciation de cas de violence amoureuse.
Mis en place au Saguenay, plus précisément dans les établissements de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, cet outil est conçu de façon à pouvoir être déployé dans toutes les écoles du Québec.

lundi 26 mars 2012

Le Boulier d'Athéna Reçoit 350 000$ pour prévenir les crimes d'honneur dans la région de Montréal


Source: LaPresse.ca, publié le 16 mars 2012


Stephen Harper dénonce les crimes dits «d'honneur»


Le premier ministre Stephen Harper a évoqué le cas de la famille Shafia, vendredi, alors qu'il était de passage à Montréal afin d'annoncer le soutien d'Ottawa à un programme de prévention contre les crimes d'honneur.
M. Harper a visité un centre montréalais pour les victimes de violences familiales afin de dénoncer les crimes commis contre les filles et les femmes au nom de «l'honneur».
Il a qualifié ces actes de «barbares» et d'haineux» avant de promettre près de 350 000 $ pour financer un programme du Bouclier d'Athéna - Services familiaux visant à prévenir ce genre de pratiques à Montréal.
«Récemment, la tragédie des filles Shafia a profondément touché la population canadienne», a déclaré Stephen Harper lors d'une allocution prononcée au centre en présence du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et de la secrétaire parlementaire du ministre des Finances, Shelly Glover.
«Tous les Canadiens et les Canadiennes, peu importe la couleur de leur peau ou quel Dieu est dans leurs prières, ont le droit inaliénable à la sécurité et à la vie, a-t-il poursuivi. Il est de notre devoir d'assurer que les victimes de ces meurtres incompréhensibles n'aient pas souffert pour rien.»
Originaire de l'Afghanistan, la famille Shafia s'était installée à Montréal à son arrivée au Canada en 2007. En janvier dernier, trois de ses membres, le père Mohammed, sa deuxième femme Tooba Yahya et leur fils Hamed, ont été reconnus coupables des meurtres de Zainab, Sahar et Geeti, filles et soeurs des accusés, ainsi que de Rona Amir, première épouse du paternel.
Les quatre corps avaient été retrouvés en juin 2009 dans une voiture au fond d'un canal à Kingston, en Ontario. Durant le procès, la Couronne a fait valoir que les soeurs Shafia, qui étaient âgées de 19, 17 et 13 ans, et la première femme, âgée de 52 ans, avaient été tuées afin de laver l'honneur familial.
Les employés du Bouclier d'Athéna - Services familiaux ont profité vendredi de la visite du premier ministre pour discuter de leur travail avec les reporters.
La directrice général du centre, Melpa Kamateros, a révélé qu'elle avait remarqué que le nombre de crimes d'honneur rapportés était en hausse depuis les dernières années. Elle a attribué cette augmentation au fait que les gens étaient plus au courant du problème et plus disposés à parler.
«Nous avons eu des cas qui ressemblaient beaucoup à celui des Shafia. Nous les avons traités d'une certaine manière et nous n'avons eu aucun impact négatif dans ces dossiers», a raconté Mme Kamateros. Elle a donné l'exemple d'une femme qui avait été sauvagement attaquée puis amenée au centre. «Un homme membre de la famille n'aimait pas la façon dont elle s'habillait et son attitude», a-t-elle précisé.
Le Bouclier d'Athéna - Services familiaux travaille à sensibiliser différentes communautés aux abus contre les femmes et aux droits des femmes au Canada, et ce, dans 14 langues.
Ce n'est pas la première fois que le gouvernement conservateur aborde le délicat sujet des crimes d'honneur. Et ses tentatives antérieures n'ont pas toujours été heureuses.
En 2010, la ministre Rona Ambrose avait semé la confusion en suggérant que les crimes d'honneur soient ajoutés au Code criminel. Sa proposition avait choqué bien des experts, qui avaient soutenu qu'une telle politique compliquerait le travail des procureurs par rapport aux preuves et rendrait plus difficile la condamnation des coupables.
Après une série de déclarations vagues et contradictoires provenant de différents membres du gouvernement sur une période de plusieurs semaines, les conservateurs avaient finalement rejeté l'idée.
Vendredi, Stephen Harper a également parlé de beaucoup d'autres sujets en répondant aux questions des journalistes réunis dans la circonscription d'Outremont, qui est représentée par le candidat à la chefferie du Nouveau Parti démocratique, Thomas Muclair.
Questionné sur les chances que les conservateurs élisent un jour une femme à leur tête, M. Harper a répliqué que la seule femme à avoir été première ministre du pays était la conservatrice Kim Campbell. Il a dit espérer que la chose se reproduise dans l'avenir, tout en rappelant que c'était les circonscriptions qui choisissaient leurs candidats.
Les médias ont aussi demandé au premier ministre si son gouvernement n'avait pas donné des munitions aux indépendantistes québécois en prenant récemment une série de décisions qui s'étaient révélées impopulaires dans la province. Il a répondu avoir plutôt vu le contraire, assurant qu'il avait l'impression que le mouvement souverainiste avait décliné depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir.
Stephen Harper a également indiqué qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir le débat sur la peine de mort parce qu'il ne croyait pas qu'il y avait consensus sur la question.

mercredi 14 mars 2012

Campagne Facebook de SOS violence conjugale

L'organisme SOS violence conjugale, un organisme qui offre aux femmes victimes de violence conjugale de la province de Québec un service téléphonique d'accueil, d'évaluation et de référence, vient de lancer une campagne de sensibilisation sur Facebook.

Cette campagne a pour objectif d'amener la population à afficher leur soutien aux femmes victimes de violence conjugale.

Deux vidéos ont été créées (voir plus bas) ainsi qu'un application que vous pouvez ajouter afin de donner votre appuie. Pour donner cet appui, rendez-vous sur cette page.

mercredi 7 mars 2012

Offre d'emploi au Centre de prévention et d'intervention pour les victimes d'agression sexuelle


Le Centre de prévention et d’intervention pour les victimes d’agression sexuelle (CPIVAS) de Laval est à la recherche d’une :

INTERVENANTE PSYCHOSOCIALE

Description de responsabilités

Intervention :

  • Faire de l’intervention téléphonique
  • Remplir les demandes de services, évaluation téléphonique
  • Répondre aux urgences et situations de crise, référer au besoin
  • Prendre les inscriptions pour groupes et ateliers
  • Faire des suivis individuels et de groupes
  • Faire de l’intervention de groupe (préparation, animation, évaluation)
  • Faire l’évaluation pré-groupe des participant(e)s
  • Rédiger les rapports et tenir à jour les statistiques d’intervention
  • Réaliser des conférences de sensibilisation

Collaboration :

  • Participer à la représentation et aux événements spéciaux de l’organisme
  • Participer aux réunions d’équipe, aux formations offertes par l’organisme
  • Exercer la fonction de monitrice auprès d’une stagiaire et toutes autres tâches connexes à sa fonction.

Critères d’admissibilité :

  • Formation en travail social, sexologie, psychologie ou criminologie.
  • Expérience en intervention directe individuel et de groupe
  • Bonnes connaissances et intérêt marqué pour la problématique de l’agression sexuelle
  • Capacité de travailler en équipe et seule
  • Disponibilité minimum : 1 soir semaine

Conditions de travail :

  • Poste permanent à 4 / jours semaine (32 heures)
  • Selon la politique salariale en vigueur dans l’organisme


Important : Veuillez faire parvenir votre curriculum avant le 15 mars 2012 par télécopieur au (450) 669-1658 ou par courriel : martine.poirier@cpivas.com
Seules les personnes sélectionnées pour une entrevue recevront une réponse.